Le projet artistique porté par Antje Ste invite les créateurs et créatrices à répondre à un appel à création destiné à soutenir les femmes iraniennes. Poèmes, textes courts, œuvres visuelles, installations sonores : les formes sont ouvertes, à condition que la proposition dialogue avec les luttes, les espoirs et la mémoire des femmes en Iran. L'initiative s'inscrit dans une démarche de solidarité artistique, où chaque contribution devient un maillon d'une chaîne de témoignage.
Un projet artistique au service d'une cause
Antje Ste, artiste dont le travail explore les liens entre création et engagement, a lancé cet appel dans le prolongement de ses propres recherches sur la condition féminine et la liberté d'expression. Le projet ne se limite pas à une exposition ou à une publication : il vise à constituer une archive vivante, faite de regards multiples, qui puisse circuler lors de lectures, d'ateliers ou d'installations collectives. Les participant·es sont invité·es à puiser dans leur pratique – qu'elle soit poétique, plastique, sonore ou chorégraphique – pour offrir une réponse sensible aux réalités que vivent les femmes iraniennes aujourd'hui.
Les thématiques suggérées incluent la résistance quotidienne, la transmission des voix étouffées, la réinvention des symboles de liberté, ou encore le rapport entre l'intime et le politique. Aucun format n'est imposé, mais une attention particulière est portée aux œuvres qui peuvent être présentées dans un espace de lecture ou d'écoute collective.

Comment participer à l'appel à création
Pour rejoindre le projet, il suffit de soumettre une œuvre inédite ou une proposition de travail en cours avant la date limite annoncée sur le site dédié. Les modalités sont simples :
- Envoyer un fichier texte (poème, récit court, lettre) ou une documentation visuelle/sonore (photographie, vidéo, enregistrement audio) à l'adresse indiquée.
- Joindre une courte note de présentation expliquant le lien entre l'œuvre et la cause soutenue.
- Préciser si la pièce peut être diffusée publiquement (lecture, exposition, publication en ligne).
Les participant·es conservent leurs droits, mais autorisent le projet à utiliser l'œuvre dans le cadre de manifestations culturelles non commerciales. Aucune sélection n'est éliminatoire : l'objectif est de rassembler un maximum de voix, dans une logique de mosaïque plutôt que de compétition.
Ce type de démarche rappelle d'autres initiatives où l'archive et la création se rencontrent, comme le travail autour des lettres retrouvées qui transforment des documents personnels en matière poétique. Ici, c'est le présent de l'engagement qui devient archive.
La poésie comme témoignage
La poésie occupe une place centrale dans cet appel, car elle offre une forme à la fois dense et ouverte pour dire l'indicible. Les poètes sont encouragés à proposer des textes en français, en persan ou dans d'autres langues, avec ou sans traduction. Le projet prévoit des lectures multilingues et des ateliers de traduction collective, où les participants pourront confronter leurs versions et enrichir le sens des textes.
Pour celles et ceux qui hésitent encore, il est utile de rappeler que l'appel ne demande pas une œuvre parfaite, mais une parole authentique. Un poème court, une phrase, une image peuvent suffire à créer un écho. La force du projet réside dans la pluralité des voix, non dans la virtuosité individuelle.

Une invitation à créer
Au-delà de la simple participation, cet appel à création est une occasion de réfléchir à la manière dont l'art peut se faire solidaire. Il ne s'agit pas seulement de représenter les femmes iraniennes, mais d'entrer en résonance avec leurs luttes, de prêter sa voix sans la substituer. Chaque envoi, même modeste, contribue à tisser un réseau de soutien qui dépasse les frontières.
Si vous êtes poète, artiste visuel, musicien ou simplement une personne qui écrit pour elle-même, prenez un moment pour laisser une trace. Le projet d'Antje Ste attend votre contribution, non comme un geste unique, mais comme une pierre ajoutée à un édifice collectif. La date de clôture est précisée sur la page officielle ; d'ici là, chaque nouvelle œuvre agrandit l'espace de la solidarité.