Le 14 décembre, l’appartement de Pauline se transforme une nouvelle fois en foyer de poésie vivante. Deux invités de marque y sont attendus : Hoda Hili, poète et traductrice tunisienne, et Patrick Quillier, poète et traducteur français. La soirée s’annonce comme un moment de partage autour de la lecture, de la traduction et de l’échange entre langues. Les participants auront l’occasion d’entendre des textes lus dans leur langue originale, puis dans leur version traduite, et de discuter des choix qui président à ce passage d’une langue à l’autre.
Deux parcours, une même passion pour les mots
Hoda Hili écrit en arabe et en français. Sa poésie, souvent qualifiée d’intime et de politique à la fois, interroge les frontières – celles du corps, de la langue, de l’exil. Elle a publié plusieurs recueils et participé à de nombreux festivals internationaux. Son travail de traduction, notamment de poètes francophones vers l’arabe, lui donne une place singulière dans le paysage littéraire méditerranéen.
Patrick Quillier est poète, traducteur et critique. Ancien élève de l’École normale supérieure, il a traduit des auteurs italiens majeurs comme Giuseppe Ungaretti, Eugenio Montale ou Andrea Zanzotto. Sa propre écriture poétique, sensible et exigeante, dialogue constamment avec les voix qu’il traduit. Il anime également des ateliers de traduction poétique, convaincu que cet exercice collectif est une forme de création à part entière.

Le déroulement de la soirée
La rencontre débutera par une lecture à deux voix. Hoda Hili lira ses poèmes en arabe, Patrick Quillier en donnera une version française. Le public pourra ainsi goûter la musicalité de l’original tout en suivant le sens dans la traduction. S’ensuivra une discussion ouverte : comment traduire une métaphore sans la trahir ? Que faire des jeux de sonorités propres à chaque langue ? Ces questions, qui sont au cœur du métier de traducteur, seront abordées sans jargon, dans un esprit d’échange accessible à tous.
Après la lecture, un temps est prévu pour que les participants puissent poser des questions, partager leurs propres expériences de traduction ou simplement prolonger la conversation autour d’un verre. L’ambiance chez Pauline est toujours propice aux échanges informels, ceux qui font naître des projets ou des amitiés littéraires.
Pourquoi venir ?
- Pour entendre deux poètes de talent dans un cadre intimiste.
- Pour découvrir comment la traduction poétique est un acte créatif, pas une simple transposition.
- Pour rencontrer d’autres amateurs de poésie et peut-être lancer votre propre atelier de traduction collective.
- Pour soutenir une initiative locale qui fait vivre la poésie contemporaine hors des circuits médiatiques.
Quand la traduction devient atelier
La soirée du 14 décembre s’inscrit dans une série de rendez-vous que Pauline organise régulièrement. Certains participants y ont déjà pris goût au point de vouloir franchir le pas : passer de l’écoute à la pratique. Pour ceux-là, l’association propose des ateliers de traduction poétique ouverts à tous, sans prérequis de langue. L’occasion de s’essayer à cet exercice exigeant et jubilatoire qu’est la traduction d’un poème. Si l’idée vous séduit, sachez que le 19 février, une date pour lancer un atelier de traduction poétique est déjà programmée – une belle façon de prolonger l’énergie de cette rencontre.

Informations pratiques
La soirée a lieu le samedi 14 décembre à 19h, chez Pauline (adresse communiquée sur réservation). L’entrée est libre, mais la jauge étant limitée, il est conseillé de réserver sa place par mail. Un chapeau circulera pour soutenir les artistes et les frais d’organisation. Apportez vos poèmes préférés si vous souhaitez les partager lors du temps d’échange informel.
Pour ceux qui ne pourraient être présents, une captation audio sera réalisée et mise en ligne dans les jours suivants. N’hésitez pas à suivre la page de l’association pour être tenu au courant des prochains événements.